Sit back, relax, enjoy the flight
Hello my dears, après cette longue pause sans donner de nouvelles (ici), je me décide enfin à faire mon grand retour.
Once again je suis assis dans la « vitrine » du Midnight Expresso sur un fond de Pulp Fiction (“Any of you fuckin’ pricks move and I’ll execute every motherfucking last one of you”). L’école a repris depuis une semaine et demie déjà. Je vais donc m’empresser de vous raconter mes vacances qui, à part les cinq jours de voyage n’avaient rien de bien intéressant.
Le voyage. C’est ce qui fait rêver. Surtout quand on arrive à l’autre bout de la Terre dans un pays comme la Nouvelle Zélande. Premier voyage depuis que je suis arrivé ici, donc. Au programme : Auckland, ville principale du pays même si Wellington reste la capitale. Auckland, une ville que décidément je n’apprécie guère. La suite nous a menés plus au nord, jusqu’au point le plus au nord de la Nouvelle Zélande, Cape Reinga. Voici donc le récit de nos aventures, Arielle, Ines et moi-même, trois européens en cavale.
Day 1
Aéroport de Wellington, premier couac, pas de cartes d’embarquement. Enfin, ça on s’est on s’en aperçu après le passage de la sécurité toussa toussa. On se bouge quand même à temps et nous voilà partis. Une heure plus tard (ben oui faut pas abuser non plus, c’est petit la Nouvelle Zélande) atterissage en douceur. Couac numéro deux, la navette aéroport-centre ville qui tombe en panne au milieu de nulle part, enfin si au coin de COCKLOVE street. Quels blagueurs ces néo zélandais. 1h30 plus tard (notez 1h WLG-AKL / 1h30 aéroport-centre ville) nous voilà installés à l’auberge de jeunesse. Petit tour en ville : Queen street, le nouveau port et quelques courses. Queen street est la rue principales, que dis-je, l’avenue, le boulevard, l’autorou… non, stop. Bref vous devinez son immensité, surtout ce que cela peut représenter pour le petit provincial de Wellington que je suis… Des buildings, des magasins, des gens et vas-y que ça brasse dans tous les sens. Nous repérons néanmoins un karaoké. Le nouveau port, ma partie « préférée » de la ville, plutôt dépeuplé, des surprises (installations artistiques et musicales) par-ci par-là. Comme un air de Confluence. Pâtes, vin rouge et chocolat AU KIWI pour le dîner, nous enchaînons avec une heure mémorable de karaoké. Le karaoké. Un grand moment. Vous savez, le genre de karaoké avec des chambres privées, la lumière tamisée, des canapés confortables, des gens qui hurlent à la mort. Karaoké, bordel ou centre psychiatrique ? Un peu des trois je crois… Du fun en masse donc. Couchés à 4h, voici venir le …
Day 2
Départ à 8h30 avec le bus, vous imaginez bien nos têtes… Coucou la pause fatale au milieu de la matinée. ZzzZZZzz … 11h30 Whangarei (prononcez fangarei), rebaptisée la ville morte. Ville sortie du far west américain, manquait plus que le foin volant au milieu des rues. Nous fuyons vers la cascade de Whaganrei, soit disant autant photographiée que Paris Hilton. Une superbe randonnée à travers des mangroves et une forêt virginale nous a menés jusqu’à ce petit coin de paradis. Petite pause, retour en bus (LOLOLOL les bus là-bas). Nous nous sustentons au Domac du « centre commercial », lieu de rendez-vous de toute la jeunesse locale. Nous errons donc dans la ville en attendant notre bus du soir qui devait nous mener à Paihia dans la Bay of Islands. J’y reviendrais. Passage au Pak’n save, supermarché discount géré par le leader de l’alimentation néo-zélandaise : New World. Le bus est en retard. C’est la nuit. Notre logement n’est pas réservé. Il est 20h30 quand nous arrivons à Paihia. Nous tentons notre chance dans le premier backpacker que nous avions repéré au préalable. Miracle. Une chambre pour trois, tout confort. Repas de champions (= riz + sauce toute faite + tim tams en dessert). DODO enfin. Ce fut une longue journée mais le fait de se retrouver autour d’un BON repas dans un endroit très accueillant nous a fait beaucoup de bien. Le vin aussi.
Day 3
Journée détente. Après la galère de la veille au soir pour quelques réservations, nous voilà frais et dispos, réveillés sans réveil. Y’a un moment faut pas pousser non plus, ça reste quand même des vacances. Croisière en vue avec un couac numéro trois en vue : avons-nous besoin de la même carte d’embarquement (que nous n’avons pas) que les gens qui montent à bord ? OUI. Coucou la course jusqu’au bureau d’accueil. Nous voilà sur le bateau partis pour trois heures de croisière dans la Bay of Islands, une baie avec des îles (sans déconner …). Petite pause avec des dauphins. Vraiment très agréable. Le reste de la journée a été partagé entre balade au bord de la mer et courses pour le repas du soir et le BBQ du lendemain. La fin de la journée s’est déroulée sans événement majeur, chilling ya know.
Day 4
Cette journée-là on l’attendait avec impatience. La montée dans le grand nord néo-zélandais. Départ à 7h15 : ouch. Pause 1 pour le lever du soleil sur la Bay, pause 2 pour la visite autour d’une forêt tropicale sortie de nulle part. Quelques minutes plus tard nous voici à 100 km/h sur la 90 mile beach. AMAZING. Ça c’était vraiment taré. Pause photo, invention d’une nouvelle discipline olympique par Arielle : le saut de phoque mort sur sable. Arrêt suivant : le surf sur dune de sable. FUN. La tête en avant, rivière à l’arrivée pour ceux qui allaient assez vite. La totale. Pause déjeuner sur une plage de sable gris avant d’arriver au point le plus au nord de la Nouvelle Zélande : Cape Reinga. Dans la culture Maori c’est le lieu où les âmes prennent leur envol vers l’au-delà. On comprend pourquoi. On aimerait rester plus de 25 minutes quand même. Retour à Paihia via le magasin de souvenirs et le fish and chips (prononcez fouche ènde tchoupse à la néozélandaise). Je ne vous raconte pas l’odeur … Petit chill à l’auberge avant l’arrivée de Mathilde et de sa compagnie auto-véhiculée qui faisait un tour de l’île du Nord. BBQ et racontage d’aventures. Rude journée pour nous tous.
Day 5
Jour de départ de Paihia pour nous trois. Avant ça, petit challenge sportif. La baie de Paihia comporte trois petites îles et le backpacker prêtait des kayaks gratuitement. Faites le lien. Oui Ines et moi avons fait du kayak dans le Pacifique. Donc pendant que nous pagayions avec entrain, Arielle tapait la sieste sur la plage, à l’ombre, et oui l’insolation ça ne pardonne pas. Arrivés sur la première île les deux explorateurs s’installent, découvrent, prennent quelques clichés et construisent leur forteresse ensablée. Reprise des activités une heure plus tard, petit tour autour des deux autres îles, pause dead possum au milieu de l’eau. Retour sur la terre ferme, petit chill à l’auberge et nous revoilà back on track dans le bus direction Auckland. Les deux connasses assises juste derrière moi qui se croyaient dans Glee m’ont un peu cassé les couilles sur la moitié du trajet mais je m’en suis remis depuis. Arrivée tardive et là … HORREUR. Découverte du backpacker pour la nuit. L’odeur dans la chambre, les chiottes cassées, la propreté des douches, bref l’état global des locaux laissait franchement à désirer. On a quand même dormi là, la peur au ventre. Deux heures de karaoké à vous couper le souffle et un BK pour clore la journée.
Day 6 : on our way back home
Après un petit déjeuner rapide, nous avons passé la journée chacun de son côté puisque nos plans divergeaient. Pour me part je me suis contenté de quelques magasins et d’un tour en bus. Rien de foufou mais que faire quand le cœur n’y est pas ? C’est déjà la nuit, navette retour, sushi à l’aéroport.
Sit back, relax, enjoy the flight.
RED WINE : VENI, BIBI, OBLIVISCI; I CAME, I DRANK, I FORGOT
What’s hiding behind the red flow and how people deal with this myth across the world.
Voluptuous blood red lips. An irresistible femme fatale. The most charming prince in an Armani tuxedo. A romantic dinner on the riverbanks of the Seine in fair Paris where we lay our scene. Red wine flowing freely and sparkling eyes: this is how the famous beverage builds its myth. Let’s get back down to Earth.
It is there in the cradle of Bacchus, the Roman god of wine and ecstasy, that the three biggest producers are situated: France, Italy and Spain hold most of market shares. This is not surprising as most of wine producing regions are situated in these countries. Beaujolais, Bordeaux, La Rioja and Tuscany fill European wine cellars.
1,733,000 tons of wine have left Italy in 2008, according to FAOSTAT. Spain and France are right behind with 1,700,000 and 1,350,000 tons exported the same year. You, dear international customer, have to know that special pickings are reserved to exports so you might want to check what kind of wine you order at the restaurant or buy at the liquor shop. “Export pickings” from the Bordeaux area for example are generally less tasty.
“Red wine consumption faces democratization”
In wine importing countries or in those who produce wine at a smaller scale like New Zealand, red wine consumption faces democratization. Connoisseurs of the blood red drink like to enjoy it by the fireplace or on the beach, just the way anyone could drink a hot chocolate or a random cocktail. It is a sign of style and refinement within reach of any legal drinker. It is the chocolate that cheers up children or the reward anyone needs at the end of the day. In the modern society, red wine holds a very special place in the everyday life.
Proof is the data collected by the FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) which reveals that the three biggest wine importers are Germany (1,367,000 tons), the United Kingdom (about 1,080,000 tons) and the USA (832,000 tons). Red wine moves people so much that medias don’t hesitate to bring it forward. One recent example is the Cougar Town series produced by the American channel ABC. The drink has become a fully-fledged actor.
A glass of wine a day keeps the doctor away
“Wine is the most healthful and most hygienic of beverages declared Louis Pasteur a few decades ago. Today, several studies reveal red wine really carries curing features. Dr Philip Norrie, aka ‘The Wine Doctor’, explains through his website (http://www.drnorrie.info) how by increasing blood flow, wine reduces heart and vascular diseases. It also prevents from cancer, Alzheimer’s and Parkinson’s. Moreover, red wine carries Quercetin, Resveratrol and Epicatechin which are potent anti-oxidants.
Northumbria University researchers recently revealed Resveratrol can be found in various berries and takes part in the fat burning process. As it also increases the blood flow to the brain, it increases your mental performances by bringing more oxygen and thus helps neuron transmissions. For a little while. Obviously, magic doesn’t exist and these effects are positive only with a moderate wine consumption. One glass for women, two glasses for men per day is the limit.
This habit is already rooted in fiftyish Europeans’ daily behaviors: drinking one glass at lunch and one at dinner is their motto. In wine producing countries, mainly European countries, wine is generally associated with a good meal. A special occasion like a birthday, a wedding proposal or just a family meeting can be one of the suitable moments for a bottle of red or white wine.
“Competition never forgives.”
What about off mainstream producers? Let’s compare the high scale situation we went through above to a smaller country involved in the wine production, importation and exportation process such as New Zealand. Following Australia’s footsteps in the grapevine adventure, the land of the long white cloud is getting really big as regards vineyard development. 92,000 tons of wine flew out of the country in 2008. Hawke’s Bay, Martinborough, and Central Otago, Pinot Noir, Merlot or Chardonnay: these are the great names you can already find on menus all around the world. When travelling to France or to the United States, don’t be surprised to find NZ labeled products in wine lists. The land of the kiwi fruit is slowly evolving to the land of grapes. The country represents such a godsend that European producers started moving there to find a new market. Competition never forgives.
“It is well to remember that there are five reasons for drinking: the arrival of a friend; one’s present or future thirst; the excellence of the wine; or any other reason” (Latin proverb).
19,000+ kilometers away from Asia Pacific and 2,000+ years ago, in ancient Greece and then in the Roman Empire where it all began, wine was part of the eat-drink-vomit process during the Bacchanalia fests. Thrown in Bacchus’ (or Dionysus’) honor, these orgies of food and beverages were a concentrate of pleasures of the flesh and of the mouth.
Today these pleasures (especially those of the mouth) still exist and professionals dedicate their lives, noses and tongues to wine: oenologists. They are those who work with wine producers in order to create the wine you will taste at the end of the day while chilling on the sofa by the fireplace with your cat on your lap.
Reflection on society
Good morning Friday. After a fifteen hour night, I feel somehow fresh. Nothing too big tonight, nothing too big today. Once again I’m living on the reverse. No good you’re going to tell me. Actually it is.
Wellington is not one of the cities in which people get caged in clubs at night and you never see them. They are not afraid of their drunkenness. Actually, they don’t slash can’t get rid of it. I’m not saying that alcohol runs in their veins; but still.
Being awake and not drunk at night is quite useful for observing the population in a raw state. Once again I’m sitting behind the window of the Midnight Expresso. Tonight I’m feeling like writing in English. My writing might slowly evolve with time, progressively moving from French to English. I don’t know. Flat white and ink pen, goggles on : I’m watching.
Cuba street is one of the streets you are kind of forced to go through on a Friday/Saturday night. Even only after one month here, I already run into people I know. I’m not sure if like it or not. It’s interesting. The Midnight Expresso is situated right next to a gay bar, in front of a karaoke bar and a kebab restaurant. All kinds of people walk pass it.
People smoking. That’s who I mostly see after wasted people from where I am sitting. Weird thing knowing that smoking in NZ is expensive and badly perceived. I’m still thinking that smoking is socially useful but is it worth sacrificing your health ? I’m not sure …
I’m rolling my eyes ATM. A couple is “kissing” across the street. Tongue throat-diving would be a better definition. So gross. This is a technique which seems to be quite widespread over here. Animals. Kiwis don’t have the same softness as we Europeans do have in love. “French people know how to love”. That’s what I’ve been told several times. I can’t really answer and justify this statement though.
2:00 am. Groups of young people heading home or trying to. It is interesting how people don’t give a shit about anything when they’re drunk. No style. Behave slutty bitches ! Or wear proper clothes at least. Why ? Why would you do that ? Wearing a mini skirt and a wide open shirt won’t make you highly fuckable. You’re still be fat, superficial and so not hot. Not being yourself will drag you to the dark side anyways.
Fashion. What a curious concept over here. No rules that’s the guideline. Shops are two years late as regarding international fashion. Animal skin clothes and shoes, shapeless tops. Pitiful. I’ll be wandering through retro fashion shops for a while I guess…
It’s 5:30 am passed now. I’m sitting in front of my laptop, thinking if I would or not get sleep tonight/today after the four flat whites I had. I spent quite a quiet and interesting night. We (me + a bunch of international friends) had a delicious dinner composed of breathtaking lasagna, spinach, garlic bread, red wine and chocolate ice cream with yogurt for desert. After the Midnight Expresso I met a few Kiwi people, some fun, laughs, Fuel (they have some awesome kumara fries with aioli).
Sweet as.
I just wanna lay in the grass,
Waiting for the seasons to pass,
With a little red wine in my glass,
And never move my bloody ass,
Damn, this would be nice.
—Mathou et le Possum
Making friends
Me voilà assis dans ce café que j’aime tant. Mardi soir, minuit moins vingt. Je viens tout juste de m’enfiler un flat white et une énorme part de gâteau au chocolat végétarien. Vachement bon. Ils passent la B.O. d’Amélie Poulain comme tous les soirs. Oui comme tous les soirs je suis assis au même endroit avec le même flat white à la même heure aussi tardive. Midnight expresso. Une atmosphère unique.
A l’heure où j’écris, je ne sais toujours pas où va finir tout ce blabla mais cela fait trop longtemps que je n’ai pas partagé mes aventures.
Cela fait un mois et deux semaines que suis à l’autre bout du monde. And it doesn’t feel so far.
La vie à la fac commence à s’intensifier. Même si j’ai validé ma L2 et que j’ai lâché un cours ici, je n’ai pas moins de choses à faire. King of procrastination. Ça va aller, juste le temps de se mettre dans le bain. Le problème c’est que l’eau du bain coule depuis trois semaines et on va frôler le débordement.
La vie étudiante est quand même plus light par ici. Pour le cours de rédaction dans le milieu des affaires j’écris un article sur le vin rouge. La classe hein. Le niveau d’espagnol est lamentable pour un cours de troisième année (pour les connaisseurs : ça y va à coups de ser y estar et on commence tout juste la traduction). Les cours de marketing sont bien ficelés. Deux projets similaires sur deux sujets opposés [coucou le mec bourré qui vient prendre son café à minuit] : Yogurt and a centre of applied economics in New Zealand (more info : http://nzier.org.nz/ ). All good.
Fin de soirée ATM. Mini tournée des pubs/bars que je ne connaissais pas encore, j’ai bu comme un trou tout en restant soft. The Hostel Motel : le bar tiré d’un film. Le lieu parfait pour un meurtre à la Black Mamba (Kill Bill FTW !!) ou une négociation du type mafia. Le barman atypique (punk en costume blanc) balançait de la musique des années 30 sur des vinyles. The dream.
Il y a de ces endroits vraiment surprenants à Wellington. Je pense notamment à la soirée de samedi. La ville était en feu après une énième victoire des All Blacks contre l’Afrique du Sud. Base bar pour des boissons pas chères, Boogie Wonderland pour le crazy dancefloor. Crazy indeed. Des pavés changeant de couleur à la Billie Jean et de la musique des années 70. Que des vieux Vous devinez la moyenne d’âge… MEGALOL. Je m’éclipse dans une petite salle sur le thème d’Alice au Pays des Merveilles. De la bière servie dans un service à thé et un rhum-coca dans un rocking chair des plus confortables. Irréaliste vous me direz … J’ai quand même fini la soirée à 6h du matin à la Noodle Canteen (je devais vraiment péter la dalle parce qu’avec le recul je peux vous dire que c’était dégueulasse), après avoir tapé la causette philosophique avec un mec post-LSD. Fun.
Eh oui, je me socialise. Pas qu’avec des camés hein. Je suis un mec sérieux moi. Je rencontre du monde à la fac des intellectuels.
You know, making friends.
It feels so good in the bay.

